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6 février 2020

L’innovation numérique

 

Le point presse du ministère des Armées était consacré cette semaine au soutien à la transformation numérique et ses développements concrets au sein du ministère. Le général de corps d’armée Jean-Marc Latapy, directeur central de la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) et le colonel Claude Chary, officier général chargé du numérique et de l’innovation à l’état-major de l’armée de Terre ont présenté leurs dispositifs d’accompagnement à l’innovation, leur coordination et leurs projets.


La DIRISI est l’opérateur des systèmes d’information et de communication du ministère des Armées chargé à la fois de répondre aux opérations et au fonctionnement général du ministère. Elle manœuvre des moyens de télécommunication et systèmes d’information divers et exploite le réseau interne du ministère, l’Intradef. Celui-ci représente 180 000 ordinateurs en réseau et 20 000 ordinateurs supplémentaires dédiés aux réseaux spécialisés dans le cadre des opérations militaires et du renseignement.

Le général Latapy a souligné le rôle de catalyseur de la transformation numérique du ministère confié à la DIRISI dans le cadre du plan de transformation piloté par la Direction générale du numérique et des systèmes d’information et de communication (DGNUM). La DIRISI accompagne le ministère dans la modernisation de ses infrastructures techniques et le développement d’une infrastructure data center (cloud) qui monte en puissance. Par ailleurs, le général  a insisté sur l’existence d’un réseau d‘experts et la capacité de développement rapide de solutions au sein de la Fabrique numérique, l’incubateur des start-up d’État du ministère. Il a présenté quelques exemples d’applications développées avec cette Fabrique numérique : le portail de recrutement Civils de la défense, l’application ANAIS de la Marine nationale (maîtrise de l’espace maritime), l’application ALPPS de l’Ecole de haute montagne de l’armée de Terre (préparation opérationnelle) et l’application SEPIA de l’armée de l’Air (maîtrise l’espace aérien opérationnel). Ces applications sont les premières développées sur ce nouveau mode  : des équipes réduites et dédiées pour développer un projet. « C’est développé en six mois, au bout des six mois si on n’y arrive pas on arrête ». Le résultat est encourageant.« En 2019 six chaines de fabrication ont été mises en place et elles seront doublées pour l’année 2020 ».

Les armées se sont également dotées d’entités et ont décliné leurs processus pour déclencher et développer l’innovation.  C’est le cas au sein de l’armée de Terre avec le pôle numérique et coordination de l’innovation mis en place à partir de l’été 2009 au sein de l’état-major de l’armée de Terre.  Le colonel Chary a rappelé que la transformation numérique vise à « appuyer la supériorité décisionnelle et réduire la fracture numérique du soldat ». Cette ambition s’appuie sur le monde civil mais aussi sur les qualités intrinsèques qui existent au sein de l’armée de Terre à travers l’innovation participative.  Ce processus permet au militaire qui aurait une idée innovante de la développer en lien direct avec le pôle de l’état-major puis en coordination avec la Fabrique numérique.

Le colonel Claude Chary a présenté quelques projets de transformation numérique développés par l’innovation participative :

  • Le P3TS (Plug & Play Positioning and timing system), GPS qui permet la numérisation et la géolocalisation de tous les véhicules d’une force, qu’ils soient Scorpion ou non ;
  • Les tablettes Intradef du cadre, destinées aux chefs de section et aux commandants d’unité, qui apportent une solution de mobilité pour les outils de gestion et d’information du quotidien. L’ensemble des régiments de l’armée de Terre devraient en être équipés d’ici la fin de l’année suivant un déploiement en trois phases. La première phase verra le déploiement de 1 500 tablettes d’ici mars ;
  • Deux projets permettant la numérisation des processus de maintenance, les projets ICAR et Dedal. Dans le cadre du premier projet, il s’agit de  « numériser tous les processus de maintenance de la saisie jusqu’à la rentrée des données dans les systèmes d’information de maintenance». Le second est une borne, avec écran digital, destinée à être placée dans les travées des ateliers. Cet outil doit permettre aux mécaniciens de saisir les différents actes inhérents à leur activité et d’obtenir un retour d’information directement depuis leurs ateliers.

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