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Dans le cadre des commémorations du 75e anniversaire de la Libération de la France, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a présidé le jeudi 21 février 2019 au Mont-Valérien (Hauts-de-Seine) une cérémonie nationale en hommage aux résistants de l’Affiche rouge et de leur chef, Missak Manouchian, exécutés en ce lieu.

Le 21 février 1944, 22 membres des « francs-tireurs et partisans – main d’œuvre immigrée » (FTP-MOI) sont exécutés au Mont-Valérien, avec leur chef, le poète arménien Missak Manouchian. Mené par une cour martiale allemande, le procès qui condamne ces résistants à mort est largement médiatisé par l’intermédiaire de ce que l’histoire a retenu comme « l’Affiche rouge ». Dix des futurs condamnés, aux patronymes tous étrangers, pour la plupart juifs et/ou communistes, photographiés dans la cour de la prison de Fresnes, y étaient présentés à la vindicte publique comme appartenant à « l’armée du crime ». Mais l’effet recherché par l’occupant ne se produisit pas et au contraire, l’« Affiche rouge » devint l’un des symboles de la Résistance en France.

Cette cérémonie aura été plus largement l’occasion de saluer la mémoire des 1008 fusillés du Mont-Valérien, résistants comme otages, Français ou étrangers, exécutés de 1941 à 1944.

Jean-Pierre TROADEC