Diplomatie religieuse, soft power saoudien et fabrication de l’ennemi : le décryptage de Pierre Conesa


La toute récente mise en quarantaine du Qatar par l’Arabie saoudite nous rappelle que la diplomatie religieuse saoudienne constitue un discret mais formidable levier d’influence sur la scène internationale. Les moyens consentis sont énormes puisque l’Arabie saoudite dépense à peu près autant pour sa diplomatie religieuse que pour ses achats d’armement, soit entre 5 et 8 milliards de dollars par an.

Ayant occupé de hautes fonctions dans l’appareil d’Etat français, spécialiste incontesté des questions stratégiques, Pierre Conesa a publié à l’automne 2016 Dr. Saoud et Mr Djihad – La diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite (Robert Laffont), ouvrage qui a été primé en mars dernier au Festival de géopolitique de Grenoble. Dans l’entretien qu’il m’a accordé, Pierre Conesa explique que cette machine de guerre feutrée saoudienne apparaît “comme un curieux mélange entre un soft power à l’américaine et un système totalitaire à la soviétique”. Une démonstration puissante et sans faille qui montre que l’influence peut aussi servir à fabriquer de l’ennemi…

Bonne lecture,

Bruno Racouchot
Directeur de Comes Communication
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