Cambriolages dans le Rhône : triste situation, mais : agissez !

Chers Amis et Camarades,

Malgré le déploiement de toute l’énergie des Gendarmes et Policiers du Rhône et de la Participation Citoyenne, le phénomène de cambriolage sur lequel nous vous alertons depuis quelques mois ne cesse de croître….
La sensibilisation de tous est donc plus que toujours le maître-mot pour lutter contre ce fléau.
Comme vous le savez la Gendarmerie met toutes ses forces dans ce combat (et dans d’autres), mais ne peut rien sans le concours de la population qui doit être consciente qu’elle peut (doit) appeler les forces de l’ordre pour signaler tout individu ou véhicule suspect!
Quelques récents exemples démontrent que quand ils ont l’information, les gendarmes interpellent les cambrioleurs…. A l’inverse, le “j’ai pas osé appeler” est malheureusement encore trop fréquent…. Il faut donc être bien conscient que “le seul appel qui dérange est celui que la Gendarmerie ne reçoit pas”.

rem. CEN(R) Yves Costes

Par Cerise Rochet 
Mis à jour le 02/01/2017 à 19h47 | Publié le 02/01/2017 à 18h33

Le département du Rhône obtient la première place au classement des départements les plus touchés par ce fléau.

Avec près de 17.000 cambriolages depuis le 1er janvier dernier, soit environ 9,5 pour 1000 habitants, c’est le Rhône qui obtient la première place au classement des départements les plus touchés par ce fléau. Sans surprise. Le département a en effet vu le nombre de cambriolages par habitant augmenter fortement depuis l’année 2013. En cause, plusieurs facteurs, dont certains ne sont pas une spécificité du territoire: cambriolages plus fréquents dans et autour des grandes agglomérations (Lyon, dans ce cas précis), propension des victimes à davantage porter plainte…

Les malfaiteurs agissent désormais ici en bandes organisées et spécialisées

Pour autant, le secteur lyonnais doit également composer avec certaines particularités. Depuis quelques années, les autorités doivent en effet faire face à une pratique du cambriolage de plus en plus professionnalisée. Les malfaiteurs agissent désormais ici en bandes organisées et spécialisées: «Depuis plusieurs années, nous voyons opérer ici de véritables réseaux, très bien structurés, en provenance de certains pays de l’Est, qui expliquent l’augmentation constante du nombre de cambriolages, souligne Laurent Nouvel, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance. Il est très difficile pour nous d’endiguer le phénomène. Parce que nos effectifs baissent et également parce que les actions de prévention que l’on mène fonctionnent moins bien en ville que dans les petites communes. Dans un immeuble, les gens ont en effet tendance à faire bien moins attention à ce qui peut se passer chez leur voisin, alors que dans les petites villes et villages, les habitants sont plus vigilants.»

Sentiment d’impunité

Et même si les forces de l’ordre du Rhône obtiennent de biens meilleurs résultats que la moyenne nationale en matière d’élucidation de délits, de nombreux délinquants passent encore entre les mailles du filet. Les cambrioleurs de plus en plus aguerris ne laissent finalement que peu de temps aux enquêteurs pour agir: rapides, extrêmement efficaces et surtout mobiles, ils peuvent cambrioler des dizaines des logements en seulement quelques jours, avant de fuir le pays en à peine trois heures de route, pour écouler leur butin auprès de réseaux étrangers de recels de biens.

L’excuse de minorité qu’appliquent de nombreux magistrats à leur égard confère à ces jeunes un sentiment de quasi-impunité

«On constate également que ces équipes de cambrioleurs sont généralement montées avec de très nombreux mineurs, pour qui les réponses pénales apportées ne sont pas forcément adaptées. L’excuse de minorité qu’appliquent de nombreux magistrats à leur égard confère à ces jeunes un sentiment de quasi-impunité, faisant d’eux, à terme, des multirécidivistes. Ce qui explique, entre autres, que les cambriolages soient en constante augmentation», explique pour sa part Yann Rouchier, secrétaire régionale de la Fédération professionnelle indépendante de la police du Rhône (FPIP).

Du côté de la préfecture, en revanche, l’heure n’est visiblement pas aux commentaires: «Depuis 2016, les tentatives sont comptabilisées dans les statistiques des cambriolages, alors qu’elles ne l’étaient pas auparavant. Il faudra donc attendre deux ans avant de pouvoir véritablement comparer les chiffres et expliquer l’augmentation.»

Cet article est publié dans l’édition du Figaro du 03/01/2017.