Les auditeurs, récents ou moins récemment diplômés, se sont retrouvés à l’Ecole militaire

A l’occasion de la 200e session en région, le Général de Corps d’armée Bernard de COURRÈGES d’USTOU, directeur de l’IHEDN, a tenu à inviter les présidents des associations régionales et un auditeur par association afin de faire le point, avec eux, sur le travail des associations et leur devenir. Organisé en trois séquences, cet événement a permis de renforcer le lien fort qui unissent les auditeurs au sein de la Communauté IH.

Le Président J.-C. Beckensteiner était un des trois représentants d’AR conviés, accompagné de G. Pina-Jomir pour l’association Région Lyonnaise.

Au cours de la première séquence, qui réunissait uniquement les « IH », le Directeur a fait part de sa vision de l’Institut et des associations qui forment la Communauté. De l’ensemble des échanges, eux points sont à retenir. Le premier est relatif aux éléments de langage. Les AR ont demandé à ce que des éléments de langage soient dispensés, régulièrement, par l’Institut, afin que tous puissent parler d’une seules voix vis-à-vis des interlocuteurs institutionnels ou autres. Le Directeur en a convenu et à rappeler qu’une AR représente l’IHEDN et qu’elle a, par conséquent, une sorte de devoir de réserve sur certains sujets à respecter et que, donc, tout naturellement, il est légitime de donner des éléments de langage afin de ne pas mettre les AR en difficulté. Le deuxième point est la réforme territoriale. Compte-tenu de la réduction du nombre de régions administratives, le Directeur estime qu’il va falloir envisager la fusion des associations. Pour lui, la multiplication des intervenants « IH » est préjudiciable à la lisibilité et à la crédibilité des AR vis-à-vis des acteurs institutionnels et, dans ce cadre, il est plus pragmatique de calquer le maillage territorial des AR sur celui des régions.  Un Président régional et des vice-présidents départementaux pourrait être le modèle à suivre. Un auditeur a proposé que le maillage IH soit calqué sur les Rectorats ce qui, à mon avis, entretiendrait une certaine confusion, il conviendrait mieux de se calquer sur les régions militaires ou zones de défense, qui correspond plus à l’aspect défense de notre mission. En tous cas, voilà qui mériterait un groupe de travail…

Une médaille commémorative a été remise aux présidents à l’issue ; elle reprend le logo ci-dessus.

La deuxième séquence réunissait les acteurs de la première et les invités de l’IH. L’occasion pour le Directeur de retracer, à travers une étude faite par le Service Historique de la Défense, l’histoire des sessions en région depuis 1954. Depuis cette année-là, les SR sont organisées sur tout le territoire national, y compris outre-mer et à destination de candidats de haut niveau qui, en raison de leurs obligations en province, ne peuvent suivre une session à Paris. La 200e, personne ne l’a souligné du reste, a eu lieu sur le « territoire » de l’AR n°1 (Bordeaux – Aquitaine), la toute première association créée…

3 présidents, chronologiquement votre Serviteur, celui de l’AR Centre-Val de Loire et celui de Nouvelle-Calédonie ont fait part du quotidien de leur AR (photo en PJ.). J’en ai profité pour faire la pub pour le Forum national que nous accueillerons à Lyon II le 20 novembre. Cela a permis aux invités de mesurer les difficultés que rencontrent les associations en terme de financement, quoique les situations des AR ne sont pas comparables, d’isolement des auditeurs, notamment dans les régions plus rurales, ou de communication avec les Institutionnels (notamment les DMD).

Cette séquence a été conclue par une intervention brillante de Louis GAUTIER, SGDSN, sur les changements de la nature des conflits et de la manière de les conduire qui induisent une autre façon de décider et, paradoxalement, un retour vers une responsabilisation plus forte des acteurs de terrain… Souvenez-vous de l’image du Président Obama, dans la War Room, commandant directement les soldats lors de l’assaut du complexe d’Abbottabad au Pakistan. L’arrivée d’une menace comme les drones vont conduire les acteurs locaux à ne plus rechercher une légitimation politique pour abattre un de ces engins qui menacerait le stade de Toulouse lors d’un match du Top 14,  par exemple…

La troisième séquence était une  séquence bien dans notre tempérament latin, un cocktail dînatoire qui a permis aux participants de poursuivre les échanges dans un cadre plus convivial… 

J.C. Beckensteiner